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Modèle de brièveté ce vendredi matin pour le premier conseil municipal de l'année. Les décisions du maire, les 6 points de l'ordre du jour et les questions diverses ont été discutés en à peine 35 minutes. Tous les points ont été votés à l'unanimité et les questions diverses n'ont pas suscité de longues discussions. 17 élus participaient à cette réunion. Si aucun spectateur ne s'était déplacé ce vendredi, 10 auditeurs ont suivi les débats depuis la chaîne Youtube de la mairie. Le replay est disponible à cette adresse.

Après l'appel et le passage en revue des différentes décisions du maire durant le mois de décembre, la parole est donnée à Véronique Pesenti Gros qui présente les 4 des 6 points de l'ordre du jour. Les deux premiers concernent le budget parking. Il s'agit d'abonder ce budget depuis le budget principal à hauteur de 97 945€ sur la section fonctionnement afin de compenser le montant de la taxe foncière , plus importante que prévu. « On attendait un dégrèvement, notamment sur le parking du Crêt qu'on n’a pas eu, d’où la décision du maire de faire appel a un cabinet d'avocats fiscalistes spécialisé parce que l'on a un contentieux marqué avec les services des impôts, » précise l'adjointe aux finances. Un redressement fiscal sur ce budget couvrant les années 2017 à 2021 est aussi contesté. L'adjointe aux finances rappelle que la charge pour la collectivité est « complètement déséquilibrée, c'est bien le problème qui se pose sur ce contrat avec la SAGS. Les dépenses de fonctionnement ne sont pas couvertes par le contrat actuel d'exploitation. » La commune dont donc abonder ce budget annexe a hauteur de 1,6 millions d'euros.

Autre subvention, pour la régie des pistes cette fois-ci. Il s'agit de solder la subvention de secours à hauteur de 6080,81€.

Dernière subvention d'équilibre, celle allouée au budget annexe "Équipements culturels et sportifs". À l'issue de l'année 2021, la subvention d'équilibre a été ajustée et s'élève à 1 868 690€.


Françoise Ouachani présente les deux derniers points concernant les rapports annuels sur le Prix et la Qualité du Service (RPQS) « Un document de synthèse qui est destiné aux services de l’État à des fins statistiques et qui doit être publié ». Ces deux documents sont votés sans questions.

Avant de passer aux questions diverses. Le maire revient sur les discussions avec les délégués du personnel communal qui ont eu lieu mardi soir : « Je leur ai redit que d'ici le premier juin 2022, on se laissait du temps pour discuter, notamment sur les fameuses sujétions. Je les ai rassurés quand au forfait de ski, je n'ai même pas compris le problème. Le forfait de ski est payé par la mairie pour chacun des agents de la commune et en contrepartie de quoi ils versent un avantage en nature comme la loi nous l'impose. Sur les logements, je leur ai bien fait comprendre que bien que la chambre régionale de la Cour des comptes avait de manière très précise fléchée le fait que nous logions notre personnel de manière dérogatoire par rapport à la règle nationale, ce à quoi nous avons répondu, expliqué la spécificité de notre territoire. J'ai tenu à rassurer les [représentants du personnel] sur le fait que nous devions mener un travail là-dessus et que ce n'est pas en ce cachant ou en mettant la tête dans le sable qu'on résolvait les problèmes et qu'on se donnait trois années pour en discuter, échanger et bien comprendre le problème. C'était assez vif pour être honnête, mais à la fin ils m'ont demandé de rédiger tout ça. Par contre je leur ai dit que si le piquet de grève était maintenu, toutes les discussions et toutes les avancées qu'on a fait sont remises à zéro et on recommence à discuter. On a produit un document écrit dans la journée de mercredi, on a bin réfléchi aux termes qu'on rédigeait et à 17h15 mercredi ils nous ont annoncé que le préavis de grève était levé. Pour moi c'est une bonne chose, ça va permettre de discuter. Nous avons convenus avec les représentants du personnel que les réunions ne pourraient pas se tenir en janvier, du fait de l'actualité financière de la commune, ni au mois de mai parce qu'un certain nombre d'agents ne sont pas la, donc tout ça va s'étaler sur février, mars et avril avec pour premier objectif d'avoir un accord sur les 1607 heures avant le premier juin et ensuite d'avoir un accord niveau RICEP pour le 1er janvier 2023. J'ai fait de mon mieux et j'espère qu'elle entraîne votre adhésion. […] Ce que les agents m'ont dit , c'est qu'il y avait une grande souffrance. J'écoute la souffrance des gens, je leur ai demandé si c'était quelque chose de nouveau, lié à la nouvelle situation politique. Ils m'ont dit que ça avait toujours été, mais comme cet événement arrivait, ils ressentaient le besoin de discuter. Je tiens à remercier Jean Paul Orange, le DGS pour son travail, mais également le service RH, qui sont bien évidemment des agents de la collectivité. Ça ne m'a pas beaucoup plu, mais ils ont été vraiment mis à mal. Ils ne font que leur travail, ils appliquent les règles. La posture de certains agents était assez agressive vis-à-vis de leurs collègues.[...] La situation à Vla d'Isère pour les agents, elle n’est pas facile. Elle n’est pas pire que dans certaines communes alentour. C'est la fonction publique territoriale en général qui est en souffrance. Il faut écouter cette souffrance, trouver les bonnes solutions, mais ne pas forcément concéder sur tout. » Gérard Mattis affirme que la levée de ce piquet de grève est une bonne nouvelle et demande à ce que le document écrit qui a été présenté aux délégués du personnel soit également transmis aux élus. Il estime aussi qu'il faut renforcer l'empathie envers les salariés. « Ce n'est pas juste dire bonjour, au revoir, merci, c'est un dialogue permanent, aussi bien dans le public que dans le privé »

Gérard Mattis revient aussi sur la réunion de bureau de la communauté de communes de la semaine prochaine. Il affirme qu'il y a urgence pour que la structure apporte son soutien lors des alertes neige les jours de chassé-croisé afin d'aider sur les aires de chaînage. Il revient également également sur les conditions de circulations « catastrophiques » dimanche dernier dans le sens des retours. « Certains ont mis 4 h pour faire Val d'Isère – Moutiers, ce qui veut dire que le feu de régulation est une erreur. Ce sont 350 000 clients de la Haute Tarentaise qui ont été pris en otage. Aujourd'hui, il faut un plan Marshall pour faire sauter ce verrou de Moutiers et créer un passage souterrain. Le vice-président en charge de la mobilité [a la communauté de communes NDLR], monsieur Laurent Chelle, il faut qu'il se retrousse les manches. » Patrick Martin regrette que le « fonctionnement au quotidien ne soit pas aussi fluide qu'il peut l'être à Val d'Isère. On fonde de nombreux espoirs pour mettre cette comcom enfin en ordre de marche et en tout cas, à la hauteur de la volonté des huit maires de la faire avancer. Ce n'était pas le cas avant, mais on s'aperçoit que la volonté politique parfois ne suffit pas. » Il rejoint aussi Gérard Mattis sur le chaos routier de dimanche. Il estime que la concentration de clients que l'on a connus la semaine dernière sur la Haute Tarentaise mène « à la catastrophe ». Il estime que doubler tunnel du Ponserand aiderait à désengorger et réduirait aussi les risques d’effondrement de la route dans le sens des arrivées. Le chiffre annoncé pour un tel projet est de 120 millions d'euros, impossible à réaliser donc sans aides de l’État. Cependant, le maire estime que la construction d'un tunnel ne résoudrait pas tous les problèmes et qu'il serait plus sage de mieux répartir la clientèle tout au long de la saison.

Pierre Roux Mollard critique la qualité du déneigement de la station et notamment les trottoirs verglacés. Il demande s'il est possible de mettre du gravier. « Je constate que tu ne marches pas beaucoup dans le village, parce que du gravier, il y a en sur le sol du Val Village », sourit le maire. Il estime que l’événement climatique de la semaine dernière, avec des quantités importantes de neige puis de la pluie, était exceptionnel et n'avait pas été connu depuis 2018. Pendant trois jours, les agents de la voirie ont déneigé la route dès quatre heures du matin, mais la forte circulation et les nombreux véhicules mal garés ont rendu ce déneigement difficile.

Le maire termine en revenant sur la production de neige de culture. Gérard Mattis avait demandé un point lors du dernier conseil municipal. Le maire annonce que 400 000 mètres cubes d'eau ont été consommés, soit les deux tiers des droits d'eau d'une saison. Il se réjouit que le froid soit de retour, permettant une production importante et l'ouverture des dernières pistes, comme les Santons. Gérard Mattis affirme que 830 000 mètres cubes doivent être produits pour permettre de skier dans de bonnes conditions jusqu'au mois de mai.

Après 35 minutes de discussions, la séance est levée.