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15 élus étaient assis autour de la table de la maison Marcel Charvin ce vendredi pour la séance mensuelle du conseil municipal. Un peu moins d'une heure de discussion pour venir à bout des 18 points de l'ordre du jour et une demi-heure de questions diverses. 1 personne assistait aux débats dans le public, et 35 personnes ont suivi les échanges depuis le live Youtube proposé par les services de la mairie.

Les questions diverses ont débuté de manière informelle dès le début de la réunion. Au moment de voter l'approbation du compte rendu, ou plutôt procès-verbal, de la dernière réunion, Dominique Maire la secrétaire de séance demande si ce document, produit par les services de la commune est consulté par les élus. Si certains affirment le survoler, ou s'attarder sur les points importants, personne autour de la table ne semble le lire avec assiduité. Espérons que le compte rendu produit par Radio Val d'Isère ait plus de lecteurs. Gérard Mattis saisit l'occasion pour faire remarquer que le quorum n'avait pas été atteint lors de la réunion de la commission de contrôle des listes électorales, alors que des suppléants avaient été désignés durant le conseil municipal de mai.

Le premier point de l'ordre du jour, présenté par Patrick Martin concerne les nouvelles règles de publicité et de conservation des actes pour les communes suites à une ordonnance nationale publiée en 2021. « Dorénavant, la loi supprime le compte  rendu papier des conseils municipaux, pour opter pour un format numérique, » explique le maire. À savoir que le compte rendu est un document succin, établissant la liste des décisions prises en Conseil municipal. Le document qui compile l'essentiel des échanges est appelé Procès Verbal et ne subit lui pas d'évolution. De nombreux autres documents passeront au 1er janvier 2023 à un format numérique, en lieu et place de la version papier. Ce point ne suscite pas de discussions et est voté à l'unanimité.

Le second point fait état du protocole d'accord concernant le temps de travail des agents de la collectivité. Le maire revient sur le contexte de ce document : « En décembre 2021, suite à une période de tension et à un blocage en comité technique, avec un vote défavorable de l'ensemble des représentants du personnel, nous nous étions engagés de tenir d'ici au mois de juin, des négociations sur le blocage qui était essentiellement porté sur les sujétions. La loi nous imposait de passer aux 1607 heures annuelles, ce qui n'était pas le cas à Val d'Isère, mais nous donnait la possibilité de retenir des suggestions en particulier en fonction de la pénibilité. Il y a eu un travail régulier, dans un esprit de dialogue, et qui fait qu'au bout de quatre mois nous avons obtenu un accord puisque tout cela a été voté à l'unanimité des élus, que je remercie, des représentants du personnel, que je remercie également, et des services, notamment des ressources humaines. » L'accord comporte trois volets, présentés tour à tour et tous votés à l'unanimité par les élus. Le premier sur l'aménagement du temps de travail, le second sur les Autorisations Spéciales d'Absence et Congés liés a certains événements familiaux et de la vie courante et le dernier concernant le Compte Épargne Temps. L'application, en particulier pour le temps de travail, se fera à partir du 1er janvier 2023. «  Ça a été discuté, on n’était pas d'accord sur tout, c'est le principe d'une négociation. Je trouve que le résultat obtenu est satisfaisant, ça nous permet de nous mettre à jour », termine Patrick Martin. Gérard Mattis regrette que lors du comité technique du 2 juin le quorum n'avait pas été atteint sur un point particulier. « Les élus étaient là », précise le maire. Ingrid Tholmer évoque elle aussi des « réunions très tendues. C'est très satisfaisant d'apaiser les esprits. On est sorti de cette crise et tant mieux, réjouissons-nous ». Les trois volets de cet accord sont votés tour à tour à l'unanimité.

Volet financier du Conseil Municipal ensuite, avec pour commencer, la présentation du compte de gestion, du compte administratif et de l'affectation du résultat 2021 pour le budget principal. L'adjointe aux finances Véronique Pesenti Gros présente ce point, qui fait suite à des explications fournies par Jean Paul Orange, le directeur général des services avant le début du Conseil.
« Une année sans exploitation des remontées mécaniques, donc un exercice qui n'est pas représentatif d'une réalité avec une pleine activité économique. La collectivité a souffert en recettes et a tenté de compenser en dépenses pour ajuster le tir, » présente l'adjointe aux finances en introduction. La section de fonctionnement est clôturée avec un excédent de 2 319 308€, « ce qui peut paraître être une bonne nouvelle, mais si on n’avait pas eu l’excédent de l'année précédente, on serait en déficit, » précise l'adjointe avant de continuer : « C'est des tendances relativement inquiétantes pour les deux années à venir. Il va falloir qu'on travaille finement et sur l'augmentation des recettes et sur la réduction des dépenses. » En investissements, le report sur 2022 est de 3 138 502€. Ingrid Tholmer demande comment s’explique l'augmentation de 3,9% de la masse salariale de la collectivité. La parole est donnée à Jean Paul Orange qui s'excuse de ne pas avoir d’éléments chiffrés et de réponses à apporter pour le moment. Au moment de passer au vote, Patrick Martin sort de la salle. L'opposition s'abstient et les élus de la majorité votent pour.

Retour en 2022, avec une décision budgétaire modificative sur le budget eau et assainissement. Celui-ci est abondé à hauteur d'un million d'euros, financé par l'emprunt pour d'importants travaux d'abduction d'eau sur le secteur de Bellevarde. Véronique Pesenti Gros développe : « L'emprunt ne sera possiblement pas levé puisqu’est en discussion actuellement un fond de concours où les exploitants privés de ce massif participeraient à ce financement, puisqu'ils en seront les usagers principaux ». « Participeront », reprend Patrick Martin, supprimant le conditionnel. Ingrid Tholmer demande si un accord a été signé avec ces exploitants. Patrick Martin lui répond : « J'ai l'accord verbal de quatre des cinq opérateurs. On ne va pouvoir lancer le marché qu'à partir du moment où on prendra cette décision. » Le maire précise aussi que ce sujet est en discussions depuis deux ans, et que ces travaux sont réalisés afin d'anticiper le transfert de la compétence « Eau et Assainissement » à la communauté de communes. Le maire termine : « Si jamais il y en a un qui ne veut pas payer, c'est nous qui financerons ces 200 000€, et il n'aura pas d'eau. C'est aussi bête que ça. On a eu dans cette même salle, six ou sept réunions, très tendues. Il y a beaucoup de postures, peu d'échanges, mais je ne désespère pas d'amener les gens à une évidence : c'est mieux d'avoir une installation pérenne, qui fonctionne et qui puisse durer dans le temps, ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. On peut se trouver du jour au lendemain sans eau sur Bellevarde. Ça me paraît du bon sens de faire ça avant le transfert.» Gérard Mattis rappelle qu'il doute de la possibilité de transférer la compétence de manière anticipée. Véronique Pesenti Gros annonce que ce transfert doit se faire au plus tard en 2026. Ce point est voté à l'unanimité.

Les deux points suivants concernent un avenant à la convention d'objectifs du Club des Sports. Il s'agit d'abonder la subvention communale versée au Club, à hauteur de 11 600€, correspondant à la participation de la commune dans l'organisation de la fête organisée chez nous le 1er mars dernier pour célébrer la victoire de Clément Noël. 75000€ sont aussi ajoutés a la section investissement du Club afin de financer l'achat de divers matériels : filets de sécurité, câbles chronos, etc. Ces deux points sont votés à l'unanimité.

Même principe pour les deux points suivants, concernant cette fois-ci Val d'Isère Tourisme. Une subvention de 200 000€ est accordée au budget investissement de la SEM afin de financer la refonte du site internet de Val d'Isère. Là aussi, ces deux points sont votés à l'unanimité.

Les trois points suivants sont des rapports du délégataire Val d'Isère Tourisme concernant l’exploitation des trois infrastructures sous DSP : La patinoire, le Centre des Congrès et le Centre Aquasportif pour les exercices 2018-2019 et 2019-2020. Véronique Pesenti Gros rappelle que le vote du délégataire pour le Centre Aquasportif se fera lors du Conseil de Juillet, que les élus membres de la SEM ne pourront prendre part au vote et qu'il est donc impératif que la table soit complète pour procéder au vote.

La parole est ensuite donnée à Philippe Arnaud pour présenter le compte de gestion, le compte administratif, et l'affectation du résultat 2021 de la régie des pistes. Un budget là aussi impacté par la crise sanitaire, avec des baisses de charges d’exploitation de 16% entre 2020 et 2021. Réductions sur la masse salariale, sans embauche de pisteurs saisonniers en 2021, mais aussi sur les pièces détachées et le carburant pour les machines. Côté recettes, les indemnisations de l’État sont de l'ordre de 530 591.90€ soit environ 50% des salaires et charges entre janvier et mai 2021, mais les pertes sur 2021 s'élèvent tout de même à 629 450,52€. Philippe Arnaud rappelle qu'un emprunt de 650 000€ avait été encouru en décembre 2020. Le résultat de l'exercice s'élève à 512 941.58 €, affecté à l’équilibre du budget primitif de fonctionnement 2022. Ce douzième point est voté à l'unanimité.

Au tour de Françoise Ouachani de présenter les derniers points de l'ordre du jour, à commencer par l’adhésion au SDES. Le groupement de commandes départemental pour l'achat d'électricité. L'élue précise que ce syndicat propose aussi ces services aux CCAS et aux SEM. Pierre Roux Mollard dit ne pas voir le montant du contrat. Françoise Ouachani lui répond que la prestation est facturée entre 50 et 2000€ en fonction de la consommation électrique de l'entité suivie. Ce point est voté à l'unanimité.

Après l’électricité, l'eau. Il s'agit d'approuver le recours à la délégation de service public pour l’exploitation des services d'eau potable et d'assainissement. Val d'Isère se groupe avec trois autres voisins (Séez, Sainte Foy et Villaroger) pour « renégocier les DSP sur l'eau, pour ouvrir un marché et être cohérent pour le transfert de compétence à la CCHT. Au lieu de faire tout dans notre coin, on s'est regroupé à quatre communes. Ça permet aussi d'être plus attrayant et plus fort sur le papier » explique Françoise Ouachani. Le point est voté à l'unanimité.

Place ensuite à trois demandes de subventions auprès du Département. L'une pour les travaux de l'avenue du Prariond qui devraient débuter à l'automne, « si on a 10 000€, on sera contents » estime l'élue, l'autre pour les travaux des locaux de la police municipale et pour l'achat d'une balayeuse d'un montant de 215 000€. Ces trois points sont votés à l'unanimité. Patrick Martin rappelle que « les subventions ne sont pas la panacée. On a un projet, on le porte et on demande des subventions, mais on ne fait pas des projets en fonction des subventions qu'on peut toucher. »

Enfin Dominique Maire présente le dernier point de l'ordre du jour. Pierre Roux Mollard souhaite laisser sa place à Ingrid Tholmer au sein de la commission éthique. Ce dernier point est voté à l'unanimité. Gérard Mattis en profite pour revenir sur l'absence de quorum lors de la réunion de la commission de contrôle des listes électorales et demande à appeler les élus concernés afin de s'assurer qu'ils soient bien présents le jour J. Dominique Maire lui explique que c'est elle qui a envoyé les convocations, étant la plus âgée, avant de se rendre compte que Gérard Mattis, le doyen du Conseil en faisait lui aussi partie. Dominique Maire affirme que le tour d'appels téléphoniques avait été fait et que la désignation de suppléants au conseil de mai faisait suite au constat que le quorum ne pourrait être atteint à l'intersaison. « Il se trouve qu'il y a eu des empêchements de dernière minute », constate l'élue. « Que ça ne se reproduise pas », sourit Gérard Mattis. « Ne me tends pas une perche Gérard », répond Patrick Martin, souriant à son tour : « Je me souviens d'un conseil municipal où nous avons porté vos quatre procurations avec plaisir. L'erreur est humaine, c'est la persévérance qui est diabolique ». Le maire fait ici référence au conseil de mars, où avait été voté le budget principal 2022, les élus de l'opposition ayant voté contre.

Avant la séance de questions diverses, la parole est donnée à Jean Paul Orange, directeur général des services pour faire un point sur les nombreux départs de la collectivité et les recrutements en cours. « Nous devons faire face à beaucoup de mouvements de personnes au sein des services communaux. En janvier nous avons dû faire face au départ de la directrice des ressources humaines. Son adjointe a suivi le mouvement assez rapidement et un agent de paye quitte ses fonctions incessamment sous peu. Nous avons deux recrutements en cours. Nous avons dû faire face au départ d'un agent du service communication, nous sommes en train de réfléchir à une réorganisation et à un recrutement idoine. Le responsable du service bâtiment nous a fait part de son départ à la fin de l'été. Un recrutement est lancé. Parallèlement, nous recherchons un électricien, un menuisier, un agent de propreté, un mécanicien et un chef d'équipe garage. Nous avons un référent chantier en cours de recrutement, c'est une création de poste. Nous recherchons aussi un directeur du service culturel, ainsi qu'un agent comptable, en prévision de mouvements dans ce service. Enfin nous recherchons une éducatrice de jeunes enfants et un agent de restauration. J'en ai mis un ou deux de côté qui ne sont pas encore d'actualité. »

Dans les questions diverses, Gérard Mattis affirme « qu'il ne faut pas toujours compter sur le ciel pour nous aider ». Il fait ici référence à la fermeture du Pisaillas lors de cette saison de ski d'été et demande qu’elle est « la gestion politique de ce glacier pour les années à venir. » L'élu de l'opposition estime que le ski d'été est une activité incontournable et que des investissements importants doivent être menés pour améliorer la production de neige de culture. Il prend l'exemple des travaux faits aux Deux Alpes depuis 5 ans et qui permettent aujourd'hui aux clubs de s’entraîner en période estivale. C'est Patrick Martin qui lui répond : « C'est un crève-cœur de ne pas l'avoir ouvert. Il faut se méfier des mots. Il n'y a plus de glace là-haut. C'est une superbe exposition pour l'enneigement. C'est un super névé qu'il nous faut entretenir. […] On sortait d'un procès, où aucune charges n'ont été retenues contre la commune pour des problèmes de sécurité. Je n'oublie pas les accidents qui ont pu avoir lieu. Sur la décision, je l'assume complètement, on aurait même dû la prendre un petit peu plus tôt, ça aurait permis de communiquer un peu mieux dessus. Oui le climat change et oui on va faire le maximum pour palier, et on le fait déjà au niveau de la production de neige. Cet hiver, si nous n'avions pas eu les canons à neige, nous aurions eu une saison beaucoup plus courte. Cependant nous produisons beaucoup en novembre et décembre et en janvier au moment où les cours d'eau sont au plus bas. Regardez en ce moment dans l'Isère, il n'y a pas d'eau. Ce que je porte, ce sont des investissements lourds, des réserves collinaires. Si on ne le fait pas rapidement, on aura plus d'eau pour produire sur nos pistes en début de saison. Si ce qui est sous-jacent, c'est de mettre plus de pression sur notre concessionnaire afin qu'il produise plus de neige, on la lui mettra, mais ne crois pas Gérard que la solution qui consiste à produire artificiellement de la neige soit une solution pérenne. Tu sembles y croire, moi non, c'est un point qui nous oppose. » Philippe Arnaud revient sur la comparaison avec les Deux Alpes. « On peut difficilement comparer les deux », estime l'élu. L'exposition permet de garder la neige dure, mais la superficie et l'épaisseur de neige sont bien plus faibles chez nous. « On ne peut rien faire contre l'évolution climatique, à part mettre des pansements, ça reste très aléatoire, » termine Philippe Arnaud. Patrick Martin termine en affirmant qu'il y aura à nouveau du ski en été dans les années à venir.

Gérard Mattis demande aussi quelles sont les actions mises en avant pour développer la saison estivale. Il estime que la zone du Manchet a besoin de rénovation, en particulier avec l'ouverture du Club Méditerranée l'été prochain. Le maire lui répond que l'aménagement des sentiers dédiés aux VTT à assistance électrique continue ; « je suis intimement persuadé que cette activité va devenir pérenne et va nous apporter une clientèle importante. » Concernant le Manchet, Patrick Martin évoque un « effort énorme porté pour cet été » afin de créer un cheminement permettant d'éviter les chantiers de la Legettaz. Le maire évoque aussi le nouveau Val'Pass : « C'est colossal comme progrès pour nos clients. », et annonce les nouvelles activités estivales : Airbag et retour du minigolf sur le front de neige. Frédéric Monneret poursuit, parlant d'une « grosse étude, pour comprendre qu'il fallait un Pass plus cher, mais beaucoup plus complet ». Il affirme qu'une partie du pôle E Bike sera déplacé sur la plaine de la Daille et qu'une activité cirque va voir le jour au Manchet cet été. Gérard Mattis demande si le tournoi de tennis sera de nouveau accompagné cet été, estimant qu'il s'agit d'un bon événement. Frédéric Monneret lui répond : « Ça, c'est toi qui le dis. Il y a plein de bons événements. Il y a des méthodologies qui permettent à des gens qui souhaitent créer des événements d'être accompagnés par Val d'Isère. Ces méthodologies ont été créées pour avoir une vraie réflexion et ne pas aller donner de l'argent gratuitement et avoir un retour, sur la valorisation de la marque, sur la communication sur l'occupation, etc. L'année dernière la commune avait accompagné ce tournoi. On va voir quels ont été les retours et la décision sera prise rapidement. » Fabien Hacquard affirme qu'il n'y a pas encore eu de demande de subvention pour le tournoi de tennis. Patrick Martin le contredit. « Cette année, j'ai répondu que ce n'était pas la vocation de la commune de subventionner de manière pérenne les événements. On a donné un coup de pouce la première année, derrière il faut embrayer. Vous savez très bien que quand on donne une subvention deux années de suite ça devient quasiment acquis. »

Gérard Mattis demande pourquoi la fête du Col de l'Iseran a été annulée. Le col mythique fête cet été ces 85 ans, et un programme ambitieux d'animations festives et culturelles avait été mis en place autour de l’événement. Patrick Martin lui répond : « Je ne sais pas si vous vous souvenez des 80 ans, mais j'espère que vous vous rappellerez des 90. Il nous a paru peu opportun cette année de le porter. »

Enfin Ingrid Tholmer s'inquiète du départ de nombreuses familles avalines partant vivre plus bas dans la vallée. Elle évoque la baisse de fréquentation des classes des deux écoles. « ça pose question, est ce qu'on n’a pas la menace de perdre encore une classe ? On avait budgété de gros travaux sur la réfection de l'école et du réfectoire qui deviennent hors de propos. Ça pose la question de l'attractivité. On aime avoir une vie de village. Il faut reconnaître que ce mois de mai a été particulièrement lugubre. Heureusement qu'il y a la pumptrack. Qu'envisagez-vous pour redynamiser cette vie de village ? » Fabien Hacquard lui répond sur l'école : « Avant nous étions à cinq classes. À la rentrée 2021, nous sommes passés a quatre classes plus une saisonnière qui n'a pas ouvert et à la rentrée on reste a quatre classes sans saisonnière. » Baisse d'effectif similaire pour l'école maternelle. Anne Copin annonce cependant que le nombre de bébés augmente. « Les gens font les bébés ici, et après ils s'en vont », déduit Ingrid Tholmer. Le maire estime que ce n'est cependant pas une raison de baisser les bras sur la qualité des équipements. « Si on commence a se dire, il y à moins de monde du coup on ne fait rien, ça pénalise ceux qui restent. » Anne Copin précise aussi que les travaux du réfectoire ne sont pas qu'un agrandissement, mais aussi une mise aux normes. Pour terminer, Patrick Martin invite ses élus à réfléchir sur « notre capacité, assez régulièrement à faire fuir un certain nombre de talents qui arrivent ici puis au bout d'un moment s'en vont, car ils ne trouvent pas leur place. »