

Aujourd'hui, nous vous emmenons au cœur de l'équipe cynophile de Val d'Isère afin de découvrir le métier de maître-chien d'avalanche.
Sur 170 équipes cynophiles spécialisées dans les avalanches au niveau national, la Savoie en compte une soixantaine. À Val d'Isère, les pisteurs peuvent également compter sur son équipe cynophile composée de cinq binômes : Sandra et Pitchou, Thomas et Solo, Christophe et Sirus, Martin et Queen et Magali et Nox. Magali Bonnevie est pisteur-secouriste depuis 21 ans et a eu le goût de ce métier depuis son enfance grâce à sa famille et notamment son oncle. Après plus de dix ans d'attente, la pisteur-secouriste a pu se former après qu'une place ce soit libéré en 2017, naissance de Nox, son border collie.
C'est en décembre 2018 que Magali et Nox vont passer le diplôme maître-chien d'avalanche. Une partie du travail est fait par le maître et une autre partie accompagnée par des formateurs. Nox avait seulement deux mois lorsqu'il a commencé sa formation par le jeu, l'éducation et l'obéissance comme nous l'explique Magali Bonnevie. « Pour lui c'est un jeu. Il ne faut pas croire que les chiens ont en tête de sauver quelqu'un. Non, eux en fait, ils vont chercher leur jouet. Depuis tout petit, on les habitue à travailler avec un jouet spécial, c'est juste un boudin avec deux poignets. À l'entraînement, au début, on laisse le jouet à un cobaye qui va se cacher avec, mais le chien voit tous. Et petit à petit, le cobaye se met dans un trou rebouché de plus en plus et puis c'est à l'insu du chien. Ça veut dire qu'il ne voit pas du tout où est allé se cacher le cobaye et ainsi de suite. Au final, il comprend que pour trouver son jouet : il faut qu'il détecte l'odeur de l'humain. » Une formation qui dure entre un à deux ans avec à la fin un stage de deux semaines, organisé par l'ANENA aux Deux Alpes. Cette formation a donc pour objectif de faire comprendre aux chiens que l'odeur que l'on recherche est une odeur humaine. « C'est l'odeur de l'humain, mais bien celle qui vient de sous le manteau neigeux qui est beaucoup plus subtile. C'est une odeur plus difficile à détecter, mais c'est ce qu'on leur demande et ils le comprennent très bien. Ceci dit et c'est bon à savoir pour tous les pratiquants, sur une avalanche il faut essayer de mettre le moins de matériel possible sur l'avalanche et donc de mettre les skis et les sacs en dehors, car cela va perturber le travail du chien puisque cela représente des odeurs qui vont forcément se rajouter aux autres. » D'autres consignes sont également à respecter comme d'éviter d'interpeller le chien d'avalanche, uriner, fumer et s’asseoir lors de l'intervention de l'équipe cynophile. Toutes les équipes cynophiles ont un suivi continu après l'obtention de leurs diplômes afin d'assurer l'efficacité de chaque binôme. Les soixante équipes cynophiles de la Savoie se sont d'ailleurs réunies cette semaine à la Plagne pour le recyclage départemental afin de renouveler le passeport opérationnel en recherche de victimes d'avalanches. Les chiens d'avalanche sont la majorité du temps au poste de secours et n'interviennent qu'en cas d'avalanche, de coulée et de levé de doutes.
Les races les plus communes utilisées comme chien d'avalanche sont le golden retriever, le berger allemand, le border collie ou un chien croisé. En France, ce sont majoritairement des mâles contrairement à nos voisins italiens qui ont des femelles présentes dans les équipes cynophiles. Les principales qualités recherchées chez un chien avalanche sont sa docilité, mais aussi son gabarit. « Ce qu'on leur demande c'est d'être joueur et sociable. Il ne faut pas qu'il soit trop gros. Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, les Saint-Bernard ce n'est pas possible. Il faut bien se dire que nous souvent pour aller sur l'avalanche on les portes sur les épaules pour qu'ils ne se fatiguent pas. Nox fait environ 20 kilos et c'est largement suffisant. Inversement, il ne faut pas qu'il soit trop petit non plus parce qu'il faut qu'il puisse se déplacer sur l'avalanche et ce n'est pas toujours simple pour chercher l'avalancher. On leur demande de gratter et de creuser un peu pour nous montrer où c'est donc il faut qu'ils aient les capacités. »
Lors d'une avalanche, les binômes prouvent leurs efficacités en termes de recherche et de gain de temps, où chaque minute compte. « Ils (les chiens) nous le prouvent à chaque fois. Ça peut aller très vite, mais ça dépend de la taille de l'avalanche. On l'a vu à Cugnaï, c'était vraiment très grand donc il faut quand même, mine de rien, le temps d'acheminer le chien et le maître-chien et aussi le temps de parcourir tous le secteur concerné. Ça dépend de la qualité de la neige, certaines neiges laissent plus ou moins passer l'air et donc les odeurs qu'on recherche. C'est vraiment une arme super efficace. Par exemple, lors de l'exercice avalanche au Manchet, on a volontairement mis de côté les chiens pour la deuxième avalanche parce qu'on voulait travailler les vagues de sondages. Mais clairement, on aurait fait travailler les chiens, cela aurait pris beaucoup moins de temps, même si ce n'était qu’un sac, les chiens le retrouvaient. Franchement, il m'impressionne. On peut vraiment être fiers de ces chiens. On les voit des fois, ils font un virage à 90 degrés parce que d'un seul coup ils ont senti une odeur. Après nous on les conduit et c'est à nous de les mettre dans le bon sens par rapport au vent, de bien retenir quelle partie de l'avalanche ils ont déjà prospecté ou non. »
Hors saison d'hiver, des entraînements sont organisés tous les samedis en Savoie durant l'automne. Cet exercice se déroule sur un terrain sec, sans neige, afin de maintenir et même faire progresser les compétences du chien. Le métier de maître-chien d'avalanche est un vrai engagement personnel à temps plein, puisque lorsqu’ils ne sont pas sur le terrain à travailler, les chiens deviennent les meilleurs amis de leurs maîtres.
Le Cinéma Le Splendid : 17h30 : Blanche-Neige ; 20h30 : La Convocation en norvégien, sa version originale, et sous-titrée en français
La médiathèque est ouverte de 14h à 18h
La centrale de réservation est ouverte de 9h à 12h et de 14h à 18h
L'office de Tourisme est ouvert de 8h30 à 19h30
Le Centre Aquasportif est ouvert de 7h30 à 21h
Train rouge (La Daille – Le Fornet) : premier départ de la Daille à partir de 7h avec un passage toutes les 5 minutes jusqu'à 18h. Pour les bus de nuit, depuis la Daille de 19h50 à 2h10 et de 20h10 à 2h30 au départ du Fornet. Une navette toutes les 10 minutes jusqu'à 20h, puis 20 minutes jusqu'à 2h30.
Train bleu (Rond-point des pistes – Legettaz) : de 8h30 à 23h toutes les 15 minutes.
Train jaune (Le Coin – Le Manchet) : départ du Coin à 8h28 et dernière arrivée au Rond-point des pistes à 23h20. Passage toutes les 20 minutes.
Train violet (Val d'Isère – Tignes) : premier départ de la nouvelle gare routière à 7h55 et le dernier à 18h20. Deux arrêts sont prévus sur ce circuit dont La Reculaz et le Villaret du Nial. Le train violet ne s'arrête pas à la Daille.
17h : Initiation fat bike à l'esplanade en face du Centre Aquasportif. Gratuit
18h : Messe dominicale en l'église Saint-Bernard de Menthon